Un artefact vous a choisi, vous avez fait le pacte, il vous a donc confié ses pouvoirs. Mais vous n'êtes pas le seul, la bataille contre les autres débute.
 
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 Nouveau monde, nouvelle vie

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Gabriel Okland
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MessageSujet: Nouveau monde, nouvelle vie   Lun 8 Juin - 11:35

« Mesdames, messieurs, notre navire va bientôt entrer dans le port d'Esthesia. Nous vous demandons de bien vouloir rester dans vos cabines le temps de la manœuvre. Nous espérons que vous aurez fait un agréable voyage à bord de notre navire. Au nom de tout l'équipage, Esthesia Maritime System vous souhaite un agréable séjour sur l'île de la paix. »

Gabriel ouvrit lentement les yeux et un rayon de soleil vint l'aveugler un bref instant. Il avait dormi pendant quasiment tout le voyage, et maintenant le voilà qui était arrivé sur Esthesia, cette ''terre promise'' pour lui. Ce nouveau monde qui devait lui permettre de prendre un nouveau départ, il y était enfin arrivé. Malheureusement, il n'aurait guère le temps de se reposer, puisqu'il avait reçu la veille de son départ une missive du Grand Sénateur Suprême d'Esthesia, lui intimant de se rendre au palais sénatorial dès son arrivée. Voilà qui avait laissé l'irlandais des plus perplexes, mais il ne pouvait pas refuser l'invitation, elle émanait de bien trop haut placé.

Gabriel prit donc son sac, son unique sac, et prit la direction de la sortie. Il observa le blanc immaculé des paroi du navire. C'était un blanc si pur, si propre, il semblait vierge de toute imperfection. Il était trop parfait pour lui, tellement qu'il se sentait mal à l'aise dans cet espace clos.
Le navire fut alors ébranlé par une secousse brève mais néanmoins puissante, signe qu'il était enfin amarré. L'irlandais descendit donc du bateau. Devant s'offrait un spectacle des plus déroutants : il avait entendu bien des rumeurs sur cette île artificielle, mais il n'aurait jamais pensé qu'elles seraient aussi loin de la vérité. Alors qu'on lui avait dit qu'elle était remplie de bâtiments de plus de vingt mètres de haut, certains dépassaient largement cette hauteur. Il avait presque l'impression d'être dans une version plus compactée de New York. La place devant lui était d'ailleurs noire de monde, et il allait avoir beaucoup de mal à se déplacer aisément dans toute cette marrée humaine qui se bousculait et s'entremêlait sur elle-même, créant un sac de nœuds humains, un vrai bourbier. Soupirant, Gabriel mis son sac sur le dos et descendit les marches du petit promontoire sur lequel il se trouvait pour commencer son périple.

Mais une fois arrivé en bas des marches, un homme en uniforme, sans aucun doute la police de l'île, l'accueillit de façon assez impersonnelle.

''Gabriel Okland ?
- Lui-même. Vous êtes ?
- Votre chauffeur. En route.''

Sans tenir rigueur de la froideur de son chauffeur, Gabriel lui emboîta le pas jusqu'à son véhicule et monta à la place passager. Le véhicule démarra et ils quittèrent alors la marrée noire que formait la foule qui descendait du navire. Le trajet ne fut pas très long, mais Gabriel pu observer les alentours. Il était visiblement dans le quartier industriel, à en juger par l'aspect des bâtiments et les nombreuses usines qu'il pouvait observer. L'air était lourd, chargé des fumées qui s'échappaient des dites usines, teintant par endroit le ciel d'un bleu azuré de longues tâches noirâtres, comme un pestiféré voyait sa peau noircie par la maladie. La métaphore n'était pas dénuée de sens, qui plus est. En effet, Gabriel avait tendance à croire que l'industrialisation de masse était en quelque sorte la peste du monde, qu'elle contribuait à précipiter sa mort tout comme le faisait la maladie sur le corps humain.

Cela était d'ailleurs surprenant de placer un port de plaisance dans une telle zone, qui n'était pas forcément la plus accueillante, mais en y réfléchissant, cela permettait de démontrer la puissance de l'île aux nouveaux arrivants, et n'était donc pas dénué de sens.

La véhicule finit par s'arrêter devant un grand édifice, une bâtisse imposante : la préfecture suprême. Elle était de loin l'édifice le plus impressionnant que Gabriel aie jamais vu de sa vie : une tour gigantesque, aux vitres bleutées et qui semblait s'élever plus haut que le ciel, une sorte de Tour de Babylone. Le chauffeur lui fit signe de descendre, et sans un mot, il repartir aussi vite qu'il était venu une fois que son passager quitta le véhicule. Gabriel resta quoi un bref instant devant l'édifice gigantesque qui se tenait devant lui. C'était donc ça, Esthesia et sa toute puissance … Après avoir repris ses esprits, il entra dans le dit bâtiment et se renseigna alors à l'accueil afin de savoir où aller.

Il prit ensuite l’ascenseur direction le dernier étage, et attendit alors patiemment avec une musique agaçante en fond sonore. Qu'est-ce qu'il fichait ici ? Pourquoi lui, un ancien reprit de justice, dont même la reconversion dans la police avait échoué et tourné au désastre avait été convié par le Grand Sénateur Suprême de l'une des plus grandes puissances du monde ? Autant de questions sans réponse qui laissaient l'irlandais totalement perplexe et mal à l'aise, même s'il faisait tout ce qu'il pouvait pour rester serein et calme. L'ascenseur arriva alors à destination et les portes coulissèrent sans bruit. Gabriel avança alors jusqu'à un bureau de secrétariat afin de présenter sa convocation. On lui indiqua alors d'attendre dans la salle prévue à cet effet. L'irlandais s'exécuta alors en remerciant la secrétaire puis alla s'asseoir et attendre patiemment que l'on vienne le chercher.
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Enjolras Equiem
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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Lun 8 Juin - 15:22

-On arrive monsieur !

Le bruit assourdissant de l’hélicoptère détruisait les tympans d’Enjolras. Et ce ne fut que grâce à l’horrible casque autour de sa tête que le sénateur put comprendre un traitre mot du pilote.
Il feuilletait les comptes rendus de la réunion du matin à Paris sur le commerce entre Esthesia et l’Europe. Réunion qui n’avait bien sur n’aboutit à rien de matériel a cause des pressions des entreprises sur la fédération, et de plein d’autres facteurs ennuyants et complexes. Il n’eu même pas le temps de visiter la ville, car à peine sortit de l’Elysée qu’il se fit aussitôt embarqué en route vers son bureau.

Il était chef d’état que diable pas une machine. Enfin son rendez vous a Esthesia n’était en rien déplaisant, et c’était presque avec impatience qu’il vit au loin sa belle nation.

Ah qu’il l’aimait son pays, il en était fier. Mais alors que le véhicule entra dans la ville et s’approchât de la préfecture suprême, Enjolras vu une nuée noire sur le coté de l’Héliport. Ses conseillers.

- Merde, soufflât-il dans sa barbe inexistante.

Ils allaient encore le suivre partout et lui poser des questions dans tout les sens, en espérant avoir une réponse avant les autres. La procédure voulait que tout document soit donné au grand sénateur dans son bureau et pas avant. Mais bien sur l’exception de l’article 227 sur la place de parking de X rue, était tellement importante qu’il fallait une réponse de suite.

Enfin il était mauvaise langue, c’était généralement des sujet plus sérieux. Mais ils restaient minimes pour ne pas rentrer dans le rang. Enfin grand seigneur Enjolras anticipa toute les questions et se prépara mentalement. Il ajusta sa cravate bleue avec des rayures, et déboutonna sa veste. L’Hélicoptère se posa lourdement sur le sol, et à ce moment précis tous les fonctionnaires sourirent vers l’Homme aux cheveux bleus, alors qu’il descendait les marches pour gagner la terre ferme.
Les questions fusèrent alors pendant que le groupe suivait le sénateur comme des parasites autour d’un lac. La marche était rapide car le sénateur était pressé et ca les conseillers y étaient habitués.

-Monsieur, dit l’un, Voues êtes invité sur Esthesia soir pour faire un compte rendu sur la conférence en Europe !

-Faites rédiger un texte sur le sujet clair et précis et un représentant le lira sur toutes les chaines publiques à la même heure, tarif habituel pour les privés.

-Une pétition sur internet nous a été envoyée pour réduire l’exploitation du pétrole dans le cercle polaire. On nous accuse de donner des puis a n’importe quelle entreprise.

-Si y a plus de 1 000 000 000 de signature vous envoyez une invitation pour un seul sur une plateforme sécurisé, à la norme bien sur.

-Monsieur la FIFA nous demande d’héberger un match contre les équipes nationales européenne et russe.

-combien de supporter prévus ?

-Plusieurs millions, les deux nations ne se sont pas affrontées de puis plusieurs années.

-Ca marche mais on ne paye que 5% de la totalité des frais.

-C’est noté monsieur.

Enjolras tourna à nouveau dans un couloir et ouvrit la porte, de l’ascenseur qu’avait prit précédemment Gabriel empêchant le reste du groupe de le suivre et de lui poser des questions.
La cabine monta toujours avec son habituelle musique répétitive. La porte s’ouvrit et Enjolras se déplaça vers la secrétaire, qui se leva à son approche.

-Mon rendez vous est arrivé.

-Oui monsieur le sénateur, dans la salle d’attente.

-Merci. Répondit rapidement le politicien avant de se déplacer rapidement vers la salle.

Il ouvrit la porte sur et chercha rapidement du regard le roux. Quand i le trouva il annualisa rapidement l’homme du regard. Avant de lui faire signe de le suivre.

Il poursuivit dans le couloir pour pousser la porte du fond qui donnait sur son bureau.

La salle était spacieuse. Le sol était bleu brillant face à la lumière du soleil, perçant de la baie vitrée sur la droite de la pièce. Le mur du fond et celui de gauche étaient eux occupé par des milliers de petits tiroirs en métal portant chacun des numéros.

Le bureau lui était placé vers le fond de la pièce, derrière lui le fauteuil, ou trône pour les intimes, et un drapeau relâché d’Esthesia. Devant deux fauteuils confortables se posaient mollement comme deux grosses pierres.
Enjolras avança rapidement vers le fond de la pièce et ouvrit rapidement un tiroir pour en sortir un dossier pourtant le nom : Gabriel Okland. Il le referma violement, et s’assit a son bureau pour ouvrir le dossier en papier, avant de sortir de sa poche de veston des petites lunettes de lecture.
Il laissa un long silence, pour inciter Gabriel à parler en premier.
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Gabriel Okland
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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Lun 8 Juin - 16:59

Gabriel avait attendu longuement dans la salle d'attente. Il en avait profité pour observer Esthesia par la fenêtre de celle-ci. La ville, ou plutôt l’État, était incroyable. Gabriel avait du mal à réaliser qu'il était bel et bien dans un tel endroit et qu'il pouvait exister une telle construction sur Terre. L'ingéniosité et la créativité des humains semblaient réellement sans limites, quand on voyait les prouesses qu'elle était capable d'accomplir.

Il se tenait debout devant la grande baie vitrée quand il entendit le bruit de la porte qui s'ouvrait. Il se retourna et vit alors un homme extrêmement bien vêtu aux cheveux à la couleur inhabituellement bleue. Ce dernier observa Gabriel quelques instants avant de lui faire signe de le suivre, ce que l'irlandais s'empressa de faire sans sourciller. Ils marchèrent dans un long couloir jusqu'à ce que celui qu'il avait deviné être le Grand Sénateur Suprême passe les portes de son bureau.

Gabriel fut ébahit par la somptuosité du lieu. La pièce était vaste, voire gigantesque, surtout comparé à ce qu'il avait déjà connu dans sa vie, et le sol était couvert d'une moquette d'un bleu azur rappelant l'océan mais aussi les cheveux du Grand Sénateur. Ce dernier se dirigea vers son bureau pour en sortir un dossier d'un des tiroirs qu'il referma d'un coup sec. Pendant qu'il était occupé à marcher vers son bureau et feuilleter le dit dossier, Gabriel en profita pour observer la pièce et balader son regard un peu partout. Des étagères remplies de livres, une grande baie vitrée qui offrait un ensoleillement et une luminosité parfaite durant la journée.

Puis il posa son regard sur le Sénateur, qui le fixait de ses yeux marrons et lui fit signe de s'asseoir. Il continua alors de l'observer sans dire un mot. Gabriel demeura silencieux également, soutenant le regard de son interlocuteur non sans une petite lueur de défi dans les yeux. Puis, il finit par prendre la parole.

''Avec tout le respect que je vous, Mr le Sénateur, si vous m'avez convoqué, j'ose espérer que vous avez une raison valable pour cela. Je doute que vous m'ayez arraché à mon Irlande natale juste pour m'offrir le plaisir de vous voir en chair et en os dans votre décor aussi luxueux que vaniteux. Aussi, je pose cette question, et ce avec tout mon respect : que voulez-vous ?''

Gabriel souriait intérieurement, s'amusant lui-même de son audace, et attendait la réponse de son interlocuteur, les bras croisés en étant pratiquement affalé sur son fauteuil. Il aurait pu faire l'effort de se tenir mieux en présence d'une personne d'aussi haut rang, mais le fait d'avoir attendu si longtemps pour peut-être pas grand-chose l'agaçait au plus haut point.
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Enjolras Equiem
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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Lun 8 Juin - 19:22

Enjolras écouta le roux dans un sourire franc. Puis baissa à nouveau les yeux vers le dossier. D’un geste fatigué il desserra sa cravate pour la retirer en la faisant passer par-dessus sa tête, et en relevant son col de chemise.
Il se penchât en arrière pour tirer sur un de ses tiroirs contenant des bouteilles et des verres. Il en sortit alors une Guinness pour Gabriel et de la vodka pour lui.

-Plus cliché je ne pense pas pouvoir faire. Plaisanta le politicien.

Il referma alors le dossier de Gabriel et se mit sans aucune raison à lui parler de sa vie.

-Je suis né en 1989, en Russie. Et même ca c’est secret d’état. J’ai servit dans l’armée européenne contre mon pays natal. Et durant ce passage j’ai tué des millions de gens, comme de bien entendu. Mais il y a un meurtre que je n’arrive pas à sortir de mon crane. C’était durant l’été il faisait chaud, j’étais sur la frontière turque. L’état major nous avait demandé d’attaquer un village sans blesser des civils, juste pour pacifier la zone. En sois la mission était toute bête, elle n’avait pas grande importance, juste assurer la protection de civils. Mais ca a mal tourné, un villageois nous a attaqué, enfin a attaqué un de mes camarades. On a du répliquer, et là l’armée russe a répliquée. Ils étaient planqués dans les fondations des bâtiments et on était encerclé. Les choses furent tels qu’on se retrouva que trois survivants. Moi, Arnold, et Joshua. Seul sur la zone on était en charge de superviser la zone avant l’arrivé des renforts. Je patrouillais dans la zone pour voir si y avait des collègues piégés dans la zone, et c’est la que je le vit. Joseph, un ami d’enfance. Il était encore en vie mais a peine. J’ai voulut l’aider mais il ne m’a pas reconnus je crois... J’ai prit mon arme a feu et j’ai tiré avant lui…

Enjolras but une gorgée de son verre, avant de continuer son récit.

-Je suis instinctif, je réponds à la violence par la violence, je le sais… Mais aujourd’hui trop de gens compte sur moi, je ne peux pas me permettre un nouveau Joseph. Ce pourquoi je vais avoir besoin de quelqu’un a mes coté pour m’empêcher de mal agir. Un garde du corps qui sera là pour m’épauler en cas de besoin et surtout pour me protéger et protéger les autres de moi. Cette personne doit bien comprendre que ma vie lui sera montré en plein jour, se que presque personne ne sais lui le saura… Le problème est qu’il risque aussi beaucoup, car même si il sera a mes coté. J’aurais toujours la main prise sur lui.

Enjolras chercha un papier sur son bureau et la donna à Gabriel. C’était une photo d’un homme brulé de partout, sur son visage une expression d’horreur à glacer le sang.

-Ceci était l’homme auquel je fessais allusion il y a quelques semaines… Personne se qui lui est arrivé... étrangement il n’y a eu aucune enquête. Seriez vous apte à prendre sa place vous ?

Enjolras mit sa main sur la photo sans la retirer des mains de Gabriel et sans raison elle prit feu. Evidement c’était l’artefact d’Enjolras qui l’avait consumé, mais chut. Enjolras retira ces lunettes pour a nouveau regarder Gabriel dans les yeux…
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Gabriel Okland
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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Mar 9 Juin - 20:11

Gabriel ne put s'empêcher de sourire en voyant ce que le Sénateur venait de sortir d'un tiroir : une vodka et une Guiness. La remarque de ce dernier le fit également rire doucement, mais il ne comprit pas tellement ensuite pourquoi le Sénateur se mit à lui raconter sa vie … du moins pas au début. À quoi cela lui servirait-il de savoir qu'il avait combattu durant la guerre Euro-Russe ? Certes, il y avait vécu beaucoup d'épreuves qui pouvaient vous changer un homme, mais en quoi Gabriel avait besoin de savoir tout ça ?

Tandis qu'il écoutait d'une oreille lasse d'attendre des réponses claires à ses questions, Gabriel ressassait tout ce qu'il avait vécu depuis qu'il s'était levé ce matin là, cherchant à comprendre la raison de sa présence en face du Grand Sénateur d'Esthesia.

-Je suis instinctif, je réponds à la violence par la violence, je le sais… Mais aujourd’hui trop de gens compte sur moi, je ne peux pas me permettre un nouveau Joseph. Ce pourquoi je vais avoir besoin de quelqu’un a mes coté pour m’empêcher de mal agir. Un garde du corps qui sera là pour m’épauler en cas de besoin et surtout pour me protéger et protéger les autres de moi. Cette personne doit bien comprendre que ma vie lui sera montré en plein jour, se que presque personne ne sais lui le saura… Le problème est qu’il risque aussi beaucoup, car même si il sera a mes coté. J’aurais toujours la main prise sur lui.

Et il déposa une photo dans les mains de Gabriel, une photo d'un homme dont le corps entier avait brûlé et dont la mort avait gravé sur son visage une dernière expression de douleur et d'effroi. Le Sénateur lui expliqua qu'il s'agissait du précédent garde du corps de ce dernier. Maintenant, tout était plus clair aux yeux de l'irlandais : il voulait un garde du corps, pas tant pour se protéger des menaces extérieures, mais surtout pour se protéger de lui-même. À présent qu'il connaissait la véritable raison de sa venue prématurée sur Esthesia, Gabriel avait une autre question qui lui brûlait les lèvres, et il ne se fit pas prier pour la poser.

''Si je comprends bien, vous attendez de moi que j'accepte sans condition d'être votre de garde du corps, ce qui impliquera donc de vous suivre à la trace à chaque seconde de chaque minutes de chaque heure de chaque foutue journée que vous vivrez, d'être prêt si nécessaire à vous affronter pour vous protéger vous et les autres de vous même, et ce au risque de ma propre vie ? Avouez, Mr le Sénateur, qu'il s'agit là d'une offre d'emploi comme on en a pas deux fois dans sa vie.''

Gabriel sirota sa Guiness qui, même si elle ne valait pas celles qu'il buvait chez lui, lui rappelait tout de même sa terre natale et lui procurait un sentiment de nostalgie alors qu'il n'était parti que depuis quelques heures seulement. Tout en écoutant la réponse du Sénateur, il repensa à sa situation. Certes, ce job n'était sans doute pas le job rêvé et même s'il ne doutait pas que la paye serait bonne, ce n'était pas du tout le genre d'emploi dont un homme comme lui pourrait vouloir. Cependant, il fallait bien se le dire : il n'avait pas le choix. Il ne pouvait plus retourner dans les forces de police en Irlande, suite à l'énorme erreur qu'il avait commis, et intégrer celles d'Esthesia ne changerait rien au fait qu'il était encore et toujours un ancien criminel. Il se sentait toujours coupable et exclus au sein de la police, même s'il s'était fait quelques amis au fil des années, leur mort le coupa définitivement de toute reconnaissance de la part de ses autres collègues. Il se leva alors de la chaise sans dire un mot, et marcha de quelques pas vers la fenêtre, observant silencieusement la ville en contrebas. C'était ici sa nouvelle demeure, à présent, alors il n'y avait qu'une seule chose à faire …

''J'accepte, à une condition. Dites moi : Pourquoi moi ?''
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Enjolras Equiem
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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Mer 10 Juin - 11:41

Enjolras s’enfonça dans son fauteuil alors que Gabriel lui tendit sa réponse. Il écouta avec attention la tignasse rousse pourvue de bouche déblatérer son point de vue.

-Si je comprends bien, vous attendez de moi que j'accepte sans condition d'être votre de garde du corps, ce qui impliquera donc de vous suivre à la trace à chaque seconde de chaque minutes de chaque heure de chaque foutue journée que vous vivrez, d'être prêt si nécessaire à vous affronter pour vous protéger vous et les autres de vous même, et ce au risque de ma propre vie ? Avouez, Mr le Sénateur, qu'il s'agit là d'une offre d'emploi comme on en a pas deux fois dans sa vie.

Et par la magie de la politique, Enjolras répondit de manière pertinente et chaleureuse sur le bien et le mal. Un superbe et subtil discours sur notre société, les tensions, et la quatrième guerre nucléaire se pointant. L’espoir de justice et de vérité qu’est notre génération. Et enfin la possible finalité des guerres grâce à Esthesia et l’ONU.
Mais bien sur son auditoire l’ayant coupé avant la fin comme un gros bâtard de Joffrey par un subtil :

-J'accepte, à une condition. Dites moi : Pourquoi moi ?

L’insolence de l’irlandais alors qu’il n’avait même pas daigné rester assis durant la réponse du politicien, énerva, par pur étrangeté, le coupé de parole.
Un nerf se fit voir sur son front alors qu’une grimace se fit apparaitre sur le visage de l’homme. Par reflexe son artefact s’emballa et son bras droit s’enflamma dans son entièreté jusqu'au bas de sa nuque. Et il serra si bien son verre qu’il éclata entre ses doigts, répandant le liquide alcoolisé sur le sol. Il lâchât les bouts de verres de sa main ensanglantée.

-Bordel… On ne vous a jamais dit de ne pas couper la parole au gens ?!

Enjolras se leva pour ouvrir un des tiroirs et en sortir en bandage pour en couvrir sa main. Une fois la blessure recouverte il sortit un petit flacon contenant un liquide vert. Et le but dans la grimace.

Enjolras respira avec difficulté avant de réussir à se calmer. Il reposa le flacon dans le tiroir et retourna dans son fauteuil. Il inspira et répondit alors à Gabriel.

-Alors pourquoi vous… Vous en premier lieu parce que Robert le policier vous à recommandé, et quand robert y dit qu’un policier il est bien, c’est que ce policier il est bien. Quoi qu’en dise votre casier judiciaire, vos proches, ou vos rapport de missions. Et surtout vous n’êtes pas une chiffe molle. Vous êtes ici parce que vous avez sous-estimé une menace, grossière erreur pour n’importe quel policier. On envoie toujours plus au cas où se retrouve contre plus. Mais c’est bien la seule tache noire sur votre dossier. Comme l’a dit Robert le policier, vous êtes un bon flic et vous ne méritez pas de perde tout votre joli travail de réinsertion après votre grave passé. Mais c’est surtout parce que robert le policier m’en devait une, et que j’ai besoin d’un garde du corps. C’est triste mais c’est la vérité.
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Gabriel Okland
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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Mar 16 Juin - 14:05

Robert ? C'était simplement parce que Robert l'avait recommandé qu'il l'avait choisi ? Gabriel savait que son ancien chef lui avait arrangé un aller simple pour Esthesia pour qu'il puisse échapper aux retombées de son erreur, mais de là à imaginer qu'il l'avait pistonné pour le faire engager comme garde du corps de son Grand Sénateur … Gabriel se rassit alors dans son fauteuil, sirotant sa Guiness d'un regard perplexe, puis se retourna vers Enjolras.

''Donc si je comprends bien, juste parce que mon ancien supérieur vous a dit que j'étais un bon flic, vous m'engagez ? Comme ça, sans chercher à savoir pourquoi j'ai du quitter mon pays ?''

C'était d'un tel ridicule que Gabriel avait peine à y croire. Toujours en sirotant sa bière, il réfléchissait à la situation et pesait le pour et le contre : il n'avait guère le choix, c'était un travail plutôt bien payé et même si le facteur risque y était relativement élevé, il ne l'était guère plus que dans la police. Son choix semblait tout indiqué, pourtant, il hésitait toujours. Il regarda alors le Sénateur dans les yeux.

''Bien dans ce cas, j'accepte. Mais pour répondre à votre question, sachez que j'ai un sacré problème avec l'autorité et que je n'hésiterai pas à vous neutraliser par tous les moyens si vous représentez une menace pour vous, moi ou les autres. Et peu m'importe que vous soyez le Grand Sénateur d'Esthesia. Si vous faites une connerie, je vous en ferai payer les conséquences, je tiens à vous le dire de façon claire et concise.''

Il finit alors son verre et le posa sur le bureau, regardant son interlocuteur et nouveau patron en attendant sa réponse. C'est à ce moment que les portes du bureau s'ouvrirent et qu'un homme aux traits typiquement asiatiques entra dans la pièce, la secrétaire sur ses talons, comme affolée.

''Pardon Mr le Sénateur je n'ai pas pu le retenir, il n'a pas voulu m'écouter …''

L'homme vint se poster à côté de Gabriel, sans toutefois sembler le remarquer, et regarda Enjolras.

''Mr le Sénateur, il faut qu'on parle.''
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Enjolras Equiem
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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Mar 16 Juin - 14:44

De toute évidence la réponse d'Enjolras ne plut pas a Gabriel. Le sénateur s'en étant rendu compte facilement s'enfonça dans son fauteuil un peu plus. C'est vrais que la raison pour laquelle Gabriel serait son garde du corps, était pour le moins déroutante et décevante. Mais c'était la vérité et là il ne servait a rien de mentir. Gabriel prenait cette proposition ou la porte, donc a quoi bon se fatiguer avec des histoires a dormir debout.

Et Gabriel refusa de prendre la porte, il avait raison elle était dure. Cette pensée fit ricaner Enjolras, mais il,retrouve bien vite le sérieux en écoutant les "conditions" de son futur employé. Elles était simples, et en prime le sénateur voulait quelqu'un comme ça. Il ne sert a rien d'avoir un protecteur de nous même qui obéisse a tout et n'importe quoi.

C'était donc tout entendu, et tout irait pour le mieux. Enjolras sortit du dossier de Gabriel un petit bloc de papier et le tendit a Gabriel avec un stylos, pour qu'il signe le contrât et que son poste soit officialisé. De plus il donnerait les clefs du logement de fonction du Roux, sa carte de métro, et sa carte d'accès sénatoriale.

Mais il n'eu pas le temps d'ouvrir ma bouche que débarquèrent avec la grâce de deux cochons sauvages le secrétaire général aux nations unis, et la secrétaire aux bureau du grand sénateur d'Esthesia. Les deux secrétaires marchant, ou courant l'une derrière l'autre, comme de vrais amis d'un feuilleton américain, beuglant a qui veut l'entendre sa version des fait dans le bureau autrefois paisible du chef d'état.

-mademoiselle ! dit Enjolras en levant le bras vers elle sans la regarder, dans un acte de désespoir total, merci de votre aide précieuse, vous pouvez retourner a votre poste.

Enjolras se leva alors et fit un bref salut militaire au "gardien de la paix mondiale" pour la forme avant épée verser un verre de saké pour ce dernier, par habitude plus que par respect. Il en profitât pour se remplir un autre verre de vodka, continuant à marmonner sur le cliché de cet acte.

-vous voulez un autre verre Gabriel ? Demanda t'il avant de tendre l'alcool au chef des nations unis.

Il se rassît alors dans son bureau attendant alors la raison de la venu de l'homme en manteau blanc.
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Tobei Okada

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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Mer 17 Juin - 21:12

Décidément, il n'avait pas le droit au repos avec son job. Tobei était quelqu'un de très calme, d'ordinaire, et il était assez rare de le voir s'énerver ; cependant, lorsque cela arrivait, mieux vallait ne pas se trouver en travers de son chemin. Car s'il aimait la paix et cherchait uniquement à éradiquer toute forme de violence du monde, il n'était pas non plus ignorant du fait que parfois, il fallait combattre le feu par le feu. Il avait déjà agit en conséquences, assumant la morts de milliers de personnes, mais s'il devait le refaire, il n'hésiterait pas une seule seconde. Une noble cause nécessitait parfois des sacrifices.

Et pourtant, la raison de sa colère était tout autre aujourd'hui. En effet, il avait déjà masse de travail et voilà maintenant qu'on venait lui annoncer une excellente nouvelle … Ni une ni deux, il avait sauté dans le premier avion pour Esthesia. Enfin, par avion il entendait un petit jet privé qu'il pouvait poser sans problème sur un porte avion qui le mènerait alors sur l'île mouvante par hélicoptère.

Le temps jouait toujours contre lui, et malgré ses efforts, c'était un combat qu'il ne semblait pas être en mesure de gagner. Pourtant, il continuait, il persévérait et refusait de se laisser abattre, surtout face à un tel adversaire. Les personnes que Tobei détestait étaient peu nombreuses, mais elle en faisait partie. Depuis déjà des années, elle menaçait sa croisade avec ses idéaux complètements fanatiques et fous. Et elle gagnait de plus en plus de popularité, à se demander comment elle faisait.

L'hélicoptère venait à peine de se poser que Tobei avait sauté sur la plateforme et courait presque jusqu'à la porte, puis il prit la direction du bureau du Sénateur. Passant devant la secrétaire de celui-ci et l'ignorant totalement lorsqu'il se mit à sa poursuite, il poussa lesgrandes portes du bureau, ne remarquant même pas tout de suite que le Sénateur avait de la visite. Il avança d'un pas rapide jusqu'à Enjolras et se posta devant lui.

''Mr le Sénateur, il faut qu'on parle.''

Ce dernier proposa à son invité un autre verre d'alcool, et c'est là que Tobei le remarqua : un homme d'âge mur, cheveux roux et yeux émeraudes, la carrure imposante. Sans aucun doute le nouveau garde du corps du Sénateur. Peu importe, ce n'était pas la raison de sa présence. Alors qu'Enjolras renvoyait sa secrétaire à son bureau et versait du saké dans un verre pour le tendre à Tobei, ce dernier le regarda droit dans les yeux.

''Nous avons un sérieux problème, Enjolras. Un problème qui nous vient tout droit du Vatican. Je suppose que vous voyez de qui je veux parler. J'ai entendu dire qu'elle comptait se rendre sur Esthesia dans la semaine, et ce pour une durée indéterminée. Et ça, voyez vous, je ne peux me le permettre. Nous devons l'empêcher de rentrer dans nos frontières.''
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Enjolras Equiem
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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Sam 20 Juin - 11:47

En entendant la nouvelle Enjolras eu un long moment de désespoir. Presque immédiatement son bras s’enflamma brulant complètement sa manche laissant donc son bras à nu. Son visage perdit toutes expressions alors que son artefact exprimait toute la rage intérieure de l’homme.

Avec une lenteur plus qu’étrange il leva son bras d’où il tenait le verre de saké, et jetât violement ce dernier sur la baie vitrée, la brisant en milliers de morceaux. Aussi lentement que flippant, Enjolras marcha avec lenteur vers la fenêtre, ou désormais le trou béant existait a present. Et se mit à crier de toutes ses forces la voyelle ‘’ A ‘’. En même temps les flammes de son bras se prirent de plus en plus de taille, en prenant possession de ses épaules et de son second bras.

Sa colère passée en partie il éteignit ses flammes, soupira un bon coup. Il se retourna et à ce moment précis une grande bouffée de vent le souffla faisant voler ses cheveux, les restes de son veston et du col de sa chemise, et sa cravate.

Il avança lentement vers Tobei avec un grand sourire, et quand il fut à une distance raisonnable il beugla de toutes ses forces (encore) :

- VOUS NE POUVEZ PAS GARDER VOS MERDES CHEZ VOUS ? VOUS PENSEZ QUE J’AI QUE CA A FOUTRE DE GARDER DES PAPESSES ? J’AI UN PAYS A FAIRE TOURNER CORRECTEMENT, ET SI VOUS ME METTEZ VOS SALOPERIES DE MERDES SUR LE VISAGE VOU VOULEZ QUE JE FASE MON BOULOT COMMENT ! SURTOUT QU’EN PLUS JE PARI QUE VOUS ALLER RESTER ICI VOUS AUSSI, JE VAIS DEVOIR AUGMENTER LES FORCES DE L’ORDRES, VOUS METTRE DES GARDES DU CORPS. ET CA VA ME COUTER SUUPER CHER ENCORE !!

Alors qu’il criait à s’en perdre les poumons, son artefact se remit en route pour cette fois ci prendre complètement ses deux bras  et la moitié de son dos. Il tentât de se calmer en ré-éteignant son artefact, et une fois cela fait il observa sa tenue en lambeau. Il la retira avec rage et la jetât sur le sol d’un geste énervé.

Il marchât alors en grommelant dans sa barbe à nouveau vers un de ses nombreux tiroirs pour en sortir une chemise blanche et la mettre elle aussi avec énervement.

-Surtout qu’en plus y a pas d’Eglise à Esthesia, je vais encore recevoir des plaintes religieuses pour construire des lieux de culte… Je vais avoir un grand coup de discours sur la moralité, entendre dire que mon homosexualité est un péché… Il se retourna alors vers Tobei, je vous préviens si elle me fait chier je lui crame l’autre coté de son visage ! Et vous vous n’allez pas me faire chier a dormir dans votre appartement, je ne vais pas payer la sécurité supplémentaire pour vous vous allez dormir ici, dans la préfecture et vous allez par faire chier…. Déjà que là vous faites chier alors bon !

Il sortit alors un manteau noir long d’un autre de ses tiroirs et l’enfila avec empressement.

-Il fait froid ici maintenant, alors je me casse qui m’aime me suive !

Il ouvrit violemment la porte du fond avant de reprendre sa route dans les couloirs.
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Emerias Cloud

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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Lun 22 Juin - 22:44

Notre Professeur rentrait d'un cours à la Faculté, se dirigeant directement au palais sénatorial, Esquivant tout garde potentiel comme lui seul savait le faire, car ceux-ci ne manqueraient pas de le gronder pour être sorti du palais. Il voulut d'abord aller dans sa suite personnelle, parce qu'il avait une suite personnelle au palais sénatorial, mais en passant non-loin du bureau de son amant il su qu'on aurait des problèmes rapidement. Il se dépêcha de rejoindre sa suite et se changea: Emerias voulait calmer sa moitié et il savait comment faire. Notre géographe choisit un baggy vert kaki, un T-shirt jaune avec des bandes rouges et vertes sur les bras, des chaussures à lacets vertes, se mit une perruque en dread loks et ajouta un gros bonnet en laine des trois couleurs précédentes sur sa tête. Il se mit ensuite de petites lunettes rondes teintées de rose sur le nez, prit une grosse radio portable des années 90, mit un disque de reggae et le fit jouer à fond. Il la porta sur son épaule et sortit de sa suite ainsi, marchant au rythme de la musique, jusqu'à rencontrer sa moitié.
Il parvint par détours à se retrouver en face de lui alors qu'il était déjà sorti de sa suite. Il marcha droit vers lui, envahissant l'espace de sa présence, tant et si bien que l'action semblait s'étirer et l'homme avancer au ralenti, imposant le silence à quiconque à proximité.
Quand il arriva en face du chef d'Etat, il posa son magnétophone au sol, l'éteignit et pris Enjorlas par les épaules, retirant ses lunettes au passage. Il le regarda droit dans les yeux, prit son air le plus sérieux, inspira profondément et annonça d'une voix ferme mais douce:
Il faut plus de nougat à la cantoche.
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Tobei Okada

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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Mar 23 Juin - 16:08

L'explosion de colère d'Enjolras ne surprit pas le moins du monde Tobei. Il connaissait le Grand Sénateur et avait déjà eu affaire à lui plusieurs fois, il savait que lorsque on évoquait avec lui certains sujets, ce dernier s'emportait extrêmement vite. Mais en l’occurrence, il n'avait guère apprécié le ton, autre que l'énervement apparent que seul un sourd aveugle n'aurait pas remarqué, que le Sénateur avait prit. Ce dernier s'était levé après avoir défenestré un pauvre verre de saké – un beau gâchis au passage, mais ce n'était ni le lieu ni le moment de pleurer une perte, aussi dramatique fut-elle – et avait enfilé une nouvelle chemise, l'autre ayant été réduite à l'état de tas de cendre suite à son énervement qui avait provoqué l'activation de son artefact.

Alors qu'il quittait le bureau, Tobei, furieux qu'on lui rejette la faute uniquement sur lui, se lança derrière le Sénateur qui était accompagné de son nouveau garde du corps. Il écarta ce dernier d'un geste sec mais puissant et saisit alors le Sénateur par le col de sa belle chemise tout droit sortie du pressing, plongeant son regard furieux dans le sien.

''Attention, Mr le Sénateur. J'ai beau vous respecter, vous apprécier même, ne me manquez plus jamais, je dis bien plus jamais de respect de la sorte. Vous croyez sans doute que je l'envoie sur Esthesia de mon plein gré ? Que j'aime vous pourrir la vie ? Mettez vous bien ça dans le crâne une fois pour toute, Mr Equiem : quand on vous pourrit la vie, on me pourrit la mienne en même temps. C'est moi qui ait créé cette île. C'est moi qui ait instauré la paix dans ce monde en proie au chaos et à la destruction. J'y ai mis le prix et pas une seule journée ne passe sans que j'ai le poids de mes actes qui me pèse sur les épaules, sans parler du fardeau que je porte de par ma responsabilité. Mais je n'ai pas le moindre regret, et si je devais recommencer, je le ferai sans la moindre hésitation.

Alors maintenant, vous allez m'écouter attentivement. Bien que je serai le premier à sauter de joie le jour où notre chère papesse rendra son dernier soupir, je vous demande de bien vouloir vous contrôler et de ne pas l'agresser, aussi bien physiquement que verbalement. Je me fous royalement de ce qu'elle pourra s'amuser à vous dire, ne lui faites pas le moindre mal sinon c'est la fin d'Esthesia, de votre carrière, de la mienne et alors le Cercle tombera dans ses mains. Je doute que vous ne souhaitiez voir cette folle furieuse diriger le monde à ma place, et ce avec le contrôle total des artefacts du monde entier, je me trompe ?

Non ? Bien, alors j'espère que nous nous sommes entendus. Oh, et une dernière chose, la prochaine fois que vous menacez de mettre le feu à l'immeuble tout entier par combustion spontannée, je vous noie dans votre propre sang, est-ce bien clair ?''


Il détestait cela, mais il était à bout. Il avait assez de pression comme ça à l'ONU pour qu'en plus on vienne lui brailler dessus comme s'il avait affaire à un gosse de cinq à qui on venait d'annoncer qu'il passerait le week-end chez sa vieille tante Bertha. Et surtout, il n'avait pas du tout apprécié de se faire accusé d'avoir volontairement inviter la papesse sur l'île. Il n'y était pour rien. Il n'avait pas le pouvoir d'empêcher les gens d'entrer sur l'île. Il n'avait d'ailleurs aucun réel pouvoir sur la gestion de l'île, depuis qu'il avait délégué ce rôle. Il lâcha le col de la chemise d'Enjolras et poussa la grande porte de bois pour quitter la bâtiment.

Il y avait au moins un point sur lequel il était d'accord avec le sénateur : il logerait dans le palais Sénatorial, cela sera plus simple pour gérer la sécurité. Et au moins il aurait un œil sur cette furie une fois qu'elle serait arrivée ...
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Enjolras Equiem
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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Mer 24 Juin - 18:59

Son pas était aussi énervé qu’il ne puisse l’être. Apres être sortit de son bureau et avoir piqué sa crise, il se fit attrapé par Tobei-San par le col de chemise. Apprendre une mauvaise nouvelle c’était une chose, se faire crier dessus aussi, mais reconnaitre ses erreur alors là le fonctionnaire pouvait rêver. A peine l’homme en blanc fut ‘il partit que Enjolras habillé lui d’un manteau noir, pour l’effet de style, attrapa un domestique qui passait par là. Le jeune employé était connu d’Enjolras pour ses pauses fréquentes à l’extérieur pour fumer une cigarette.

Le domestique avait d’ailleurs un paquet dans sa main et comptait se rendre à une zone réservée au personnel. D’un geste franc Enjolras lui arracha le paquet prit une cigarette et la mit a sa bouche. Il l’achat le jeune homme avant de mettre sa bague au bout de la drogue en bâtonnet pour l’allumer.

-Préparez une suite pour le secrétaire général aux nations unis. Dit le chef d’état cigarette dans la bouche. Et allez me le trouver pour lui demander se quels bagages on met a l’intérieur. Ah et mettez un drapeau du Vatican et de l’ONU sur la façade de la préfecture.

Il allait partir du couloir avant d’ajouter in extremis :

-Temps que j’y pense, j’interdis toute possession de saké dans le bâtiment. Vous vendrez le trop. Et aussi je veux que le secrétaire général ait un test d’alcoolémie avant d’entrer dans un lieu publique. S’il est à plus de 1 gramme vous l’empêchez d’entrer.

Et ensuite le machiavélique sénateur partit pour de bon. Certes le bonhomme en manteau noir était partit sans qu’Enjolras ne puisse répondre, mais sa vengeance sera terrible. Vengeance purement puérile et inutile, mais qui a le mérite de calmer le sénateur. Mais, une cigarette toujours à la bouche, le sénateur était toujours occupé par d’étranges pensées. La papesse, il se rappelait lui avoir partiellement brulé le visage, mais il est vrais que ses informations sur elle devait être meilleure… Il fallait la surveiller, quelqu’un en qui elle aurait confiance. Pas des espions elle les retournerait, pas lui ca ne serait pas crédible… Qui envoyer pour l’espionner ?

Et là la réponse lui tomba dessus comme un piano sur un pot de fleur, ou plutôt dans le cas présent : une radio sur une bombe sexuelle déguisé en hippie. Il savait que son cher et tendre aimait se déguiser, c’est se qui faisait son charme. Mais peu importait le déguisement, son cœur battait toujours aussi fort lorsqu’il le voyait.

Il marchait tel un héro grec, un vent lyrique faisait volait ses vêtements et ses cheveux Sa démarche était lente et calculée. Sa beauté était à ne plus pouvoir penser à autre chose. Enjolras était captivé. Oui. Il voulait la maintenant arracher cette perruque de la tête de SON amant, réduire en cendre ses vêtements pour le consumer en son entièreté et ceci pour toujours. Mais il devait se retenir, il n’avait pas vérifié si Gabriel le suivait toujours, et si quelqu’un le trouvait nu dans un couloir avec quelqu’un d’autre qu’Ivan, on risquait une instabilité politique.

Et là son trouble était à son paroxysme, sa cigarette avait besoin d’être agitée pour retirer la cendre, mais il n’en avait rien à contre-foutre. La bombe sexuelle était à quelques mètres de lui. Pire quelques centimètres. Ses mains étaient sur ses épaules, son visage si proche. Il ouvrait la bouche…

‘’ Il faut plus de nougat à la cantoche.’’

Là ce fut la poker face du siècle, la poker face qui rend lady gaga stérile. Son bug se fit remarqué par la combustion spontanée de la cigarette, filtre compris, qui tomba en cendre sur le sol. Il était a nouveau énervé, mais surtout frustré. Mais il n’eu besoin que de regarder les yeux de son amant pour se calmer net. Sa voix se fit aussi douce qu’un oiseau au printemps ayant le vertige. Il pencha sa tête sur le coté en fermant les yeux avant de répondre avec la plus grande gentillesse du monde :

-J’augmenterais les fond pour les cantines universitaire et réduirait l’imposition sur le nougat alors. T’as journée s’est bien passée ?
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Emerias Cloud

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MessageSujet: Re: Nouveau monde, nouvelle vie   Mer 24 Juin - 22:21

En voyant la tête ce Celui Qu'il Aimait se décomposer furtivement, passant de l'Adoration à la déconcertassion en une fraction de seconde, ladite bombe manqua d'exploser dans un fou-rire long en incontrôlable tels qu'il étaient rares chez trop de gens mais communs chez lui.
Il préféra tout de même se contenir et, tout en gardant ses yeux dans ceux de son bien-aimé, se concentra sur sa cigarette qui s'était consumée à la vitesse de l'éclair. Il aurait aimé la regarder brûler sous la magie de son impulsif conjoint. C'était quelque chose qu'il aimait tout particulièrement chez celui-ci. La destruction de divers objets inflammables sous la volonté d'Enjorlas était quelque chose qui le fascinait. Lui et ses hormones.
Enfin réagit plus avant ce personnage attirant, prenant une voix agréable mais qui n'était pas parmi ses préférées, sans doute ne pouvait-il pas en faire entendre l'une d'elle à cause du manque d'intimité dans l'endroit:

"-J’augmenterais les fond pour les cantines universitaire et réduirait l’imposition sur le nougat alors. T’as journée s’est bien passée ?"

Le manipulateur avait apparemment réussi son coup, certes pas tout à fait de la manière qu'il espérait mais l'essentiel était là. l'homme fit un petit rire très légèrement moqueur mais surtout très tendre  puis entoura de son bras droit las épaules de son dieudonné et commença son récit, intimant d'un signe au Sous-Fifre en présence, Rouquin de son prénom, de ramasser sa radio et de la garder à disposition.

"j'étais en cours ce matin quand l'envie me prit de clasher mes élèves préférés. Je leur ai mit cher dans leur gueule toute la matinée et ait manqué d'en faire pleurer plus d'un. mais je me suis dit que j'aimerais quand même garder de bonnes relations avec eux, histoire d'avoir des yeux partout, alors je me suis retenu et je les ai forcés à me renvoyer la balle. Et franchement, ils sont nuls! Des bouseux! Enfin bref. Du coup, j'étais de bonne humeur pour la journée Et en rentrant je me suis dit qu'on pourrait organiser une rap battle un soir au sauvageon déplumé un soir. ça te dirait?

Notre déguisé en parlant avait emmené son possessif compagnon hors de la préfecture et se dirigeait maintenant vers les quartiers touristiques du centre afin d'y trouver un restaurant où manger en paix, histoire de détourner Enjorlas de ses préoccupations latentes. Si celui-ci voulait en parler, il le ferait le moment venu.
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